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M. Georges Paulin A la mort de son père, Flaminio qui a alors quinze ans, entre en apprentissage à la carrosserie Macchi. Il débute à l’atelier de menuiserie puis à celui de ferblanterie apprenant ainsi le travail de la tôle. Très vite, il se fait remarquer par ses dons de dessinateur, occupant ses loisirs à dessiner. Il s’inscrit à l’école des Beaux Arts de Varèse pour se perfectionner au dessin artistique et à la sculpture, sous la direction de son maître Giuseppe Talamoni. Il commence alors le modelage de la première maquette d’automobile, futuriste, qui ne verra jamais le jour. Sa grande habileté le fait remarquer à l’automne 1922, par une délégation française de techniciens, en visite à l’usine Macchi où il travaille. Bertoni se voit offrir un voyage d’étude en France, à Paris. Imaginons la joie de ce jeune italien qui accepte avec enthousiasme et qui sait qu’il ne faut pas laisser passer cette chance. Arrivé à Paris au début 1923, il est embauché successivement aux carrosseries Felbert, puis Manessius, et enfin pour une année entière chez Rothschild où il rencontre Lucien Rosengart grand ami d’André Citroën. A Paris, où il a perfectionné ses connaissances techniques, Bertoni a également découvert les artistes italiens au Louvre, en particulier les œuvres de Raphaël et de Léonard de Vinci. De retour en Italie, il parcourt son pays à la poursuite de toutes les formes artistiques, il absorbe tout : peinture, sculpture, et ouvre même un atelier d’art, où il reçoit des modèles et de nombreux artistes varésiens. En 1929, il démissionne de chez Macchi, car il ne se sent pas considéré à sa juste valeur. Il monte alors son propre bureau de style où il crée toutes sortes de modèles de carrosseries. Plus libre de son temps, Bertoni participe à de nombreuses expositions artistiques. Mais il continue à rêver à la France et c’est en compagnie de celle qui allait devenir la mère de son premier enfant qu’il retourne de nouveau à Paris le 2 octobre 1931. Grâce à un ami, Flaminio retrouve de suite du travail. Il entre à la Sical (Société Industrielle de carrosserie de Levallois Perret) qui fabrique en sous-traitance des carrosseries pour Citroën. Remarqué par un ingénieur du bureau des études Citroën, il est rapidement embauché le 27 juin 1932 au Quai de Javel. Il ne se doute alors pas qu’il va y rester toute sa vie et marquer de son empreinte géniale, les principaux modèles de la marque Puis même succès pour la DS surnommée «la bombe» au Salon de l’Auto de 1955. Une ligne audacieuse et futuriste jamais imaginée pour l’époque, issue d’un « morphisme » entre un poisson et une voiture.
Deux années plus tard, Citroën reçoit le prix d’honneur à la Triennale d’art et d’esthétique de Milan. Une consécration pour Bertoni
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